18/01/2021

"Chaque adhérent a la possibilité de faire entendre sa voix"


Yvan Ricordeau, Secrétaire national en charge de l'organisation, revient sur les objectifs de la consult'.

Afin de préparer son congrès confédéral de juin 2022, la CFDT lance ce mois-ci une plateforme de débats. Peux-tu nous en dire plus ?

A la CFDT, un congrès est un moment fort de débats qui permet de fixer les grandes orientations de l’organisation pour les quatre années à venir. Il y a donc un enjeu démocratique à mettre tout en œuvre pour que chaque adhérent puisse s’exprimer, argumenter, défendre ses opinions. C’est l’ADN même de la CFDT, ce qui en fait sa richesse et sa pertinence quand elle porte au quotidien la parole des salariés, que ce soit dans les entreprises, les administrations ou les ministères.

A chaque congrès, nous cherchons donc à aller plus loin dans cette exercice de démocratie participative. Grâce à l’outil numérique, nous sommes aujourd’hui en capacité de proposer à tous les adhérents de débattre en amont de l’écriture de la résolution, en amont de l’écriture de notre programme dirait-on dans le monde politique. C’est la première fois dans l’histoire de la CFDT que nous offrons cette possibilité.

Vous avez six mois devant vous pour réfléchir aux quatre prochaines années de la CFDT. Ne perdez pas de temps, lancez-vous !

Concrètement, comment cela fonctionne ?

Nous avons mis en place un outil collaboratif. Sur la plateforme www.jeparticipe.cfdt.fr, chaque adhérent a la possibilité de s’inscrire à un débat de son choix auquel il pourra participer en visio-conférence (ou en présentiel lorsque ce sera possible). Et il trouvera également tous les outils pour organiser lui-même un débat s’il le désire. Le numérique permet de dépasser les barrières géographiques et professionnelles. L’idée c’est d’emmener toute l’organisation dans cette dynamique. Afin que le maximum d’adhérents participent, il faut que les sections dans les entreprises et les syndicats soient moteur, qu’ils favorisent l’expression du plus grand nombre.

La richesse de ces travaux qui seront recueillis via la plateforme alimenteront dans un second temps l’écriture de nos textes d’orientation. Le message que je souhaite faire passer aux adhérents est simple : vous avez six mois devant vous pour réfléchir aux quatre prochaines années de la CFDT. Ne perdez pas de temps, lancez-vous !

Six mois de débats et après ?

La démocratie à la CFDT c’est tous les jours. Ces six mois ne sont pas une parenthèse que l’on referme, mais il faut bien avoir en tête qu’un congrès se prépare au moins un an à l’avance.

Après cette période de débats, la confédération va s’atteler à l’écriture d’un projet. Une fois rédigé, il fera l’objet d’une nouvelle phase de discussion dans toute l’organisation. Une fois rédigé, il fera l’objet d’une nouvelle phase de débats dans toute l’organisation. Tout le monde aura la possibilité de proposer des amendements, des ajouts, des précisions à ce texte. L’exercice est tout aussi passionnant et utile, mais il se fait dans un cadre plus contraignant. Les thèmes où il n’a pas été possible de trouver un consensus sont, in fine, tranchés au moment du congrès par le vote des syndicats.

La démarche que nous proposons aujourd’hui n’est donc pas un changement de nos règles démocratiques auxquelles nous sommes très attachés et qui permettent à la CFDT d’être une organisation syndicale cohérente et profondément démocratique. C’est une étape supplémentaire, un approfondissement. Nous voulons débattre des enjeux syndicaux du XXIème siècle avec les outils du XXIème siècle.


Propos recueillis par Jérôme Citron pour CFDT Magazine