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Focus sur la partie V du projet de résolution : Une croissance au service d'un choix de société

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Face à l’urgence environnementale, la CFDT est convaincue de la nécessité de s’engager résolument dans la transition écologique.

Mais les changements à conduire sont d’une telle ampleur qu’ils ne peuvent être conduits sans la mobilisation de tous, et donc sans l’assurance que la transition sera juste.

Pour la CFDT, la transition sera juste non seulement si les efforts à conduire sont équitablement partagés et démocratiquement décidés, mais surtout si la société que l’on construit au terme de cette transition est plus juste que la société actuelle (5.1).

Pour la CFDT, cette transition juste doit être une priorité syndicale de la mandature à venir (5.2). Cela suppose de bâtir un nouveau modèle de développement, plus soutenable écologiquement et qui privilégie le bien-être individuel et collectif plutôt que la seule richesse matérielle (5.2.1).

Un tel modèle rénové suppose d’investir dans la recherche et l’innovation, dans l’action publique, mais aussi d’investir dans l’industrieafin de produire autrement, mieux et surtout autre chose : de l’usage, de l’accès, du durable. Il nous faut peser en faveur de nouvelles stratégies industrielles, en faveur d’une planification des transformations à conduire (5.2.2).

Il nous faut aussi croiser l’action au sein des filières et au sein des territoires (5.2.3). Notre réseau de militants, réuni et mobilisé, doit être un levier de ces transformations, à tous les niveaux possibles du dialogue social ( 5.24).

Pour conduire ces changements, la CFDT estime nécessaire de réarmer l’action publique, ce qui suppose une fiscalité plus juste et donc plus efficace, avec notamment un impôt plus progressif et une mise à contribution des plus gros patrimoines.

Le niveau de l’endettement public ne doit pas être un frein à l’action compte tenu de la faiblesse des taux d’intérêt, mais il doit nous obliger à rechercher la plus grande efficacité économique, sociale et écologique de la dépense publique. (5.3)

L’Europe, enfin, doit être motrice, au service du progrès social et environnemental en activant tous les leviers de régulation et mécanismes de dialogue social (avec les Comités d’entreprise européens, la Confédération européenne des syndicats…) pour changer la vie des travailleuses et travailleurs. Nous n’aurons un monde juste qu’en mobilisant le niveau européen. (5.5)